Atmosphère !

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La rubrique Atmosphère évoque le lien entre psychanalyse et cinéma, l’art et le réel

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« A partir de Lacan (…) on peut trouver
à s’orienter de plusieurs façons dans les
questions de l’art (l’art selon Lacan);
dans l’art d’analyser aussi bien ».

François Regnault, Conférences d’esthétique lacanienne, Agalma, Paris : Seuil, 1997, p. 19.

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Extraits

Jacques-Alain Miller (Dir.) et Jeanne Joucla (Coordination), Lacan regarde le cinéma. Le cinéma regarde Lacan, collection Rue Huysmans, Paris, 2011

 

 

« Le jeu du cinéma avec les semblants est une des façons de toucher au réel, de parvenir à mi-dire la vérité », Antonio Di Ciaccia.

 

« Le désir du réalisateur s’exprime…afin que quelque chose de réel puisse émerger », Benoit Jacquot.

 

« C’est en cela que consiste le talent : faire mouche. [C’est-à-dire se situer au-delà du fantasme], dire le vrai tout court », Jacques Lacan « Sur ‘’L’assassin musicien’’ de Benoît Jacquot ».

 

« On dit qu’un art est fait pour plaire : c’est sa définition. Mais ça ne suffit pas au cinéma : il y faut être convaincant », Lacan, p. 195.

 

« C’est le comble du convaincant que de ne pas permettre l’interprétation », Jacques Lacan à propos de Benoît Jacquot.

 

« Il fallait (à Lacan) pour toucher la vérité dont il parlait, un détour par la fiction », Benoît Jacquot.

 

« Je voulais (…) me rendre compte de ce par quoi (les œuvres d’art) font effet », Freud, p. 11

 

 

Extraits

Jacques Lacan, Autres Ecrits, Paris, Seuil, 2001

 

« … ce dont l’artiste nous livre l’accès c’est la place de ce qui ne saurait se voir», A.E., p. 183.

 

« Je ne m’adresse pas au regard, je parle en son nom », cité dans Lacan regarde le cinéma Le cinéma regarde Lacan, p. 32. Renvoie à Jacques Lacan dans Télévision : « Un regard dans les deux cas : à qui je ne m’adresse dans aucun, mais au nom de quoi je parle. » « Télévision », Autres Ecrits, p. 510.

 

« (…) L’artiste toujours précède le psychanalyste » A.E, p. 192.

 

[…] Le seul avantage qu’un psychanalyste ait le droit de prendre de sa position, lui fût-elle donc reconnue comme telle, c’est de se rappeler qu’avec Freud qu’en sa matière, l’artiste toujours le précède et qu’il n’a donc pas à faire le psychologue là où l’artiste lui fraye la voie », A.E, p. 192.

 

 

Extraits

 

Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre XI

« Freud a toujours marqué avec un infini respect qu’il entendait ne pas trancher de ce qui, de la création artistique, faisait la véritable valeur. … Peut-être le temps est-il venu où nous pouvons interroger avec profit … ce qui est en jeu dans la création artistique …, de la création comme sublimation … », Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Seuil, p. 101.

 

Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre XXI

Il y a] une certaine homologie entre ce qu’on appelle œuvre de l’art et ce que nous recueillons dans l’expérience analytique […]. De l’art, nous avons à prendre de la graine. […] A prendre de la graine pour autre chose, c’est-à-dire pour nous […] en faire ce tiers qui n’est pas encore classé, en faire ce quelque chose qui est, qui est accoté à la science », Les non-dupes errent, Leçon du 9 avril 1974, inédit

 

Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre VII

[…] Au dernier terme, nous arriverons à ordonner la fonction de la sublimation dans la référence à la Chose […] Dans toute forme de sublimation, le vide sera déterminatif. Je vous indique d’ores et déjà trois modes différents selon lesquels l’art, la religion et le discours de la science se trouvent avoir affaire avec cela […]. Tout art se caractérise par un certain mode d’organisation autour de ce vide. », L’éthique de la psychanalyse, Seuil, Leçon du 3 février 1960.

 

 

Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre VII

« La création … consiste à poser, selon le mode de la sublimation propre à l’art, un objet que j’appellerai affolant, un partenaire inhumain. », L’éthique de la psychanalyse, Seuil, p. 174.

 

 

Extraits

Jacques Lacan, Ecrits, Paris, Seuil, 1966

 

« C’est l’objet qui répond à la question sur le style, que nous posons d’entrée de jeu. », Jacques Lacan , « Ouverture de ce recueil », Ecrits, Seuil, p. 10.

 

[Ce n’est pas la biographie de l’auteur qui donne la clef de l’œuvre] : … seule importe en effet une vérité qui tient à ce que dans son dévoilement le message condense. … le fait de l’opération [de création] doit plutôt nous arrêter à ce trait qu’on oublie en toute vérité, c’est qu’elle s’avère dans une structure de fiction », Ecrits, Seuil, pp. 741-742.

 

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